logo emilie et géraldine
panier_provisions
baière_blog_emilie_géraldine_drive_Normand

COMMENT CUISINER LES PROTÉINES DE SOJA TEXTURÉES ?

Protéines de soja texturées

C’est un fait :  nous consommons trop de protéines animales. Bien qu’un changement de tendance commence a être observable, le flexitarisme est encore représenté inégalement dans les foyers et la question de « comment réduire sa consommation de viande ? » revient régulièrement à l’esprit au moment de faire ses courses ou de composer ses repas.

Cet état de fait est à l’origine de problèmes sanitaires désormais connus  : à l’origine du cholestérol, la consommation excessive de viande, entraine, entre-autre,  des maladies cardio-vasculaires, et du diabète : autant de pathologies qui pèsent sur le bien-être des populations mais aussi sur les finances du système de santé publique.

L’accélération des effets du réchauffement climatique remet également au cœur du débat les enjeux écologiques qui découlent de nos choix alimentaires : devant l’aberration des conséquences de l’élevage intensif du bétail, chacun devient conscient qu’il est urgent d’essayer de ralentir nos habitudes carnassières.

Trêve d’informations anxiogènes :  il existe déjà des alternatives permettant facilement d’améliorer les aspects négatifs induits par la consommation de viande.

Les protéines de soja : késako ?

Également connues sous le nom « tourteau de soja », la protéine de soja texturée ou « PST » est issue de la fève de soja (légumineuse) et de sa farine dont on a extrait l’huile à froid. La poudre de soja, matière restante après l’extraction est transformée en pâte grâce a un ajout d’eau, puis débitée en morceaux grâce à un procédé mécanique.

Vendue sous forme sèche, la protéine de soja se conserve très facilement. Une fois réhydratée, sa texture s’apparente à celle de la viande, donnant la même sensation de mâche et apportant la même satiété sans aucun effet de frustration sur ces points.

Les personnes désireuses de suivre un régime végan l’ont déjà adoptée depuis longtemps mais elle est encore marginale dans les placards des cuisines familiales malgré les nombreuses vertus qu’elle possède.

Qualités nutritionnelles de la protéine de soja :

Naturellement pauvre en graisses et riche en protéines elle est aussi un produit légumineux qui présente l’avantage de regrouper toutes les acides aminés de la chaine protéinique (notamment la lysine et l’arginine)

Pour 100g de PST sèche :

  • Energie : 352kcal
  • Matières grasses : 7,5g dont acides gras saturés : 1,2g
  • Glucides : 14g dont sucres : 7,7g
  • Protéines : 50g
  • Fibres : 14g
  • Sel : 0,03g

Peu caloriques et pauvres en cholestérol, elles permettrons aux plus sportifs d’entre vous conserver l’apport protéinique suffisant à l’entretient de votre masse musculaire et aux partisans des régimes amincissants de ne pas favoriser l’apport calorique.

Quelle quantité de protéine de soja consommer ?

Comme toute préconisation nutritionnelle de base, il conviendra, en introduisant les PST dans votre alimentation, d’en consommer modérément et de façon variée. Étant très riche en protéines, (50 g de protéines pour 100g de PST, soit environ deux fois plus que le bœuf !), il est recommandé d’en consommer idéalement entre 20g et 50g maximum par personne adulte. 50g de PST remplacent ainsi l’équivalent d’un bon morceau de viande.

Une base de repas économique :

Le prix bas du soja se justifie par des méthodes de culture plutôt favorables et simples pour les producteurs.

Les industriels l’ont bien compris l’intérêt économique du produit et l’on voit, depuis quelques années, les rayons des grandes surfaces se remplir de produits végétaux, joliment habillés de cartonnages ou plastiques verts induisant de façon subliminale l’origine végétale et saine du produit. Le produit fini arrive souvent au bout d’une chaine d’ultra-transformation qui lui ont fait prendre quelques centimes de plus à chaque étape : c’est ainsi que vous pouvez les trouver avec un prix au kilo qui peut aller jusqu’au quintuple de celui de la matière première. On ne parle pas des ingrédients ajoutés (sucre, exhausteurs…)

Et si vous repreniez le contrôle de votre alimentation en intégrant à vos produits de base des protéines de soja ? Disponibles en vrac, elles peut être réparties en quantités ajustées dans vos préparations quotidiennes.

Avec un prix au kilo de  9,30€ et donc à moins d’un euros les 100g et à raison de 50g maximum par personne, nous vous laissons faire le calcul.

BIO ? Vraiment… ?

Devant la demande croissante de soja destinée à combler les besoins des industriels et de la filière de l’alimentation animale, les cultures se sont vues grossir exponentiellement dans les pays aux surfaces et au climat favorables comme le Brésil. Devenus des mastodontes de la production, certains ont aussi eu une politique d’expansion « bulldozer » entrainant ainsi une déforestation massive afin de produire à tout prix. Par ailleurs,  afin de tenir le rendement, la plupart de ces gros producteurs se sont tournés vers les produits phytosanitaires et favorisent donc les cultures OGM qui justement, résistent mieux à ces mêmes produits phytosanitaires. Ces scandales environnementaux et sociaux (le taux de cancers explose dans les régions exposées aux produits de traitement) et pratiques ont logiquement forgé la mauvaise presse du soja qui hérite d’une image très polémique.

L’Europe,  elle (la France et l’Italie sont devenus les 2 principaux producteurs du continent) s’appliquent a une production plus vertueuse, sans produits phytosanitaires et souvent labellisés BIO. La filière soja Française, est à l’origine d’une charte conditionnant les règles d’une production de graines sans OGM et dont la traçabilité est garantie. L’idée est de se démarquer des autres filières mondiales par un soja de qualité et de se rapprocher de l’autosuffisance en limitant les importations.

Les protéines de soja : comment les cuisiner ?

Elle peuvent être consommées telles quelles : sous leur forme brutes, elles s’apparentent à des céréales soufflées et donneront du croustillant à vos salades, potages, yaourts, compotes… Néanmoins, leur goût neutre leur vaut d’être préférablement cuisinées dans les plats initialement à base de viande : carry, potées, légumes farcis et même hamburgers !

Ce mode de préparation par réhydratation, permet en effet à la matière de prendre une texture et une consistance se rapprochant de la viande.

Comment  réhydrater les protéines de soja  ?

Rien de plus simple : il suffit de la faire tremper 10 minutes dans 2 fois son volume d’eau bouillante salée. Si vous avez l’habitude de préparer de la semoule de couscous, vous ne serez pas déroutés ! Pour les gourmands, laissez aller votre imagination et ajouter dans l’eau bouillante des épices, un bouillon, une marinade, de la sauce soja, ou tout ce qui vous fait saliver !

Pour l’équilibre alimentaire, la protéine de soja étant pauvre en vitamines et minéraux, il sera préférable de l’associer à une bonne quantité de légumes.

Les recettes de protéines de soja  :

Nous n’avons pas de recette type si ce n’est que nous adorons adapter le sublimissime ragout de notre mémé à partir de l’ingrédient star de notre article.

Nous craquons en revanche pour une recette des poivrons farcis  dont il est aussi possible de trouver mille et une variante sur le net et facilement adaptable en fonction de vos goûts :

  • Réhydratez la quantité de protéines de soja nécessaire (2à à 50g par personne)  dans deux fois leur volume en eau bouillante agrémentée de bouillon de légumes. Laissez-les env 10 mn avant des les égoutter au besoin.
  • Pendant ce temps : coupez vos poivrons en deux , épépinez-les et rincez-les.
  • Faites revenir dans une poêle dans laquelle vous aurez préalablement fait chauffer un filet d’huile (nous aurions une préférence pour l’olive) : 1 oignon rouge, 2 gousses d’ail, 1 belle courgette , 2 tomates moyennes, quelques graines (courge, cèdre de pin, ou tournesol par exemple).
  • Ajoutez quelques olives en rondelles, en fin de cuisson
  • Ajoutez les protéines de soja réhydratées, en première étape, à cette préparation.
  • Assaisonnez de sel/poivre à votre convenance (Attention ! Le bouillon de légumes aura déjà apporté du sel à la préparation)
  • Garnissez les demi-poivrons de la préparation répartissez les dans un plats allant au four et  laissez-les cuire à 180°C durant 20 minutes environ.
  • Pour le plaisir des yeux et du goût : agrémentez d’herbes fraiches (coriandre, basilic ou ciboulette) les poivrons avant de les servir.

Si vous avez une recette phare à base de protéines de soja, nous adorerions que vous la partagiez avec nous sur nos réseaux : facebook ou instagram.

« Bon pour la santé » ce n’est pas ce que j’ai entendu dire.

Certains articles ou sujets rapportés par les médias, tendent à faire penser que le soja serait un aliment « féminisant » car agissant sur les phytoœstrogènes (en ayant potentiellement une incidence sur la production de testostérone). Il va même jusqu’à être qualifié de perturbateur endocrinien: la présence d’isoflavones dans le soja, dont les effets sur le corps sont comparables à ceux des œstrogènes, favoriserait certains cancers. Après recherches (les nôtres, sur internet mais aussi celles de scientifiques très calés) il semblerait que cette idée répandue soit balayée par des études rassurantes et que tout cela ne tienne que de la légende. Si le sujet vous interroge, il est idéal d’en parler avec votre médecin traitant.

Encore une fois, la préconisation majeure en diététique revient à répéter que tout est une question d’équilibre et qu’il est essentiel de varier et  ne pas faire d’abus. Par ailleurs, si l’on considère le rapport risque (peu probable) – bénéfices, il est mis en avant que le soja et son dérivé protéinique fait surtout partie d’un aliment de base majoritairement bon pour la santé.

La restriction plus communément trouvée, de ne pas le faire consommer aux nourrissons et aux femmes enceintes se base d’origine sur l principe de précaution, en attendant la production d’études confirmées. Par ailleurs, étant établi que les protéines nécéssaires aux nourissont sont celles issues du lait maternel ou de vache, il était préférable de ne pas induire les parents en erreur si ces derniers avaient opté pour une alimentation lait-végétal intégral.

Nous nous contenterons de rappeler surtout les précautions à prendre devant les situations avérées : si la composition nutritionnelle des protéines de soja est favorable aux profils sensibles à l’ostéoporose qui pourrons aussi y trouver des effets bénéfiques grâce au lactose qu’il contient naturellement mais aussi bénéfiques aux publics touchés par le cholestérol, (il aide à faire baisser le taux de triglycéride et le mauvais cholestérol et aide la hausse du bon cholestérol (LDL), la protéine de soja peut-être déconseillée aux intolérants au lactose et aux allergiques puisqu’elle est réputée pour être un allergène majeur. Là encore, le mieux étant de faire le bilan avec son médecin traitant en cas de doutes.

Pour le reste : faites-vous plaisir, pensez au plaisir que vous pourrez prendre en sollicitant votre créativité pour intégrer ce nouvel aliment dans vos assiettes et aux bienfaits qui résulteront de cette nouvelle habitude. Cuisiner les protéines de soja va devenir un jeu d’enfant !

Emilie & Géraldine, Le drive

Nos protéines de soja

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Centre de préférences de confidentialité

Necessary

Fonctionnalité de "panier" sur le site

woocommerce_items_in_cart,woocommerce_cart_hash

Analytics

Suivi à travers le site

_gid,_ga

Other